Samedi, le 26 Septembre, le Hackerspace de Bruxelles organise son édition annuelle du Software Freedom Day. Les portes ouvrent à 11h30, les conférences s’enchaînent de 13h00 à 19h00 et l’entrée est gratuite. Le thème de cette année est « Organising with FOSS ». Comme le sujet nous tient à cœur, il est logique que nous donnions un coup de main et que nous y tenions notre propre coin.
Programme complet et itinéraire : sfd.hsbxl.be
# Ce que BeLibre y fait
Jurgen et Christopher ouvrent les conférences à 13h00 avec une introduction à BeLibre et aux scans Leak Inspector des sites web communaux, scolaires et du secteur des soins. L’exposé explique comment lancer un scan, comment lire le rapport qui en sort, et comment porter les constats auprès d’une administration locale d’une manière qui lui permette d’agir.
À côté de cela, nous tiendrons un stand toute la journée. C’est là que se déroulent les conversations les plus utiles. Les gens passent entre deux conférences, demandent ce que nous faisons au juste, et certains s’avèrent gérer l’informatique d’une école ou siéger dans un conseil communal.
# Ce que nous demandons
Nous aimerions que le stand soit occupé de 13h00 à 19h00, avec deux personnes à chaque instant. Cela revient à trois créneaux de deux heures et six bénévoles au total.
Les créneaux :
- de 13h00 à 15h00
- de 15h00 à 17h00
- de 17h00 à 19h00
Deux heures, c’est la formule par défaut. Si tu ne peux te libérer qu’une heure, dis-nous quelle moitié du créneau t’arrange et nous trouverons quelqu’un pour l’autre moitié.
Si une conférence que tu veux voir tombe pendant ton créneau, signale-le et nous essaierons de décaler. Personne ne devrait rester à un stand en ratant justement la conférence pour laquelle il est venu.
# Ce qu’implique un créneau
Le stand est conçu comme un jeu de « mythbusters ». Tu présentes une affirmation à la personne qui passe, tirée de l’une des trois piles : vie privée, souveraineté numérique ou sécurité, et tu lui demandes de trancher, vrai ou faux. Ensuite tu retournes la carte et tu lui expliques pourquoi.
Deux exemples du genre d’affirmations qui figurent sur les cartes :
- « Les données stockées dans un centre de données européen sont hors de portée des autorités américaines. »
- « Les logiciels open source sont moins sûrs, puisque n’importe qui peut lire le code. »
Les réponses se trouvent au dos des cartes, avec deux ou trois phrases d’explication et la source. Ton rôle consiste donc à présenter une affirmation, à écouter ce que la personne répond, et à lui lire l’autre face. La plupart des visiteurs restent pour en débattre, et ce débat est justement toute la raison d’être du dispositif.
Nous apportons aussi des cartes vierges dans les trois couleurs, pour que les visiteurs puissent ajouter leur propre affirmation à la pile qui convient. Cela peut être une affirmation tranchée, ou une invitation faite à BeLibre de creuser le sujet.
Au passage, nous invitons les gens à rejoindre BeLibre. L’adhésion passe par une carte de membre achetée au stand, et nous demandons une adresse e-mail avec. Qui préfère rester sous un pseudonyme de son choix devient membre adhérent. Qui donne son vrai nom et remplit le formulaire d’adhésion devient membre effectif, avec droit de vote à l’assemblée générale. Nous ne demandons rien de plus que ce que chacune de ces deux options exige.
# Pas besoin d’être technique
Cet événement se déroule dans le hackerspace. Cela ne veut-il pas dire que tout le monde y est expert en trucs techniques et en sait bien plus que toi ? Ne vas-tu pas te ridiculiser ? Ce qui compte surtout, c’est d’être prêt à regarder le sujet sous plusieurs angles. Et l’angle technique n’est qu’une facette de l’histoire. Il y a aussi l’impact sur la société, le volet juridique, et simplement le volet où tu es un citoyen qui croit que les choses peuvent changer si nous élevons la voix et si nous informons les responsables politiques, et au besoin la population.
Si quelqu’un pose une question technique au stand, la bonne réponse est : « Ça, je ne sais pas, mais je vais chercher Christopher, Jurgen ou quelqu’un de plus technique. Ils en sauront peut-être plus. »
Toute personne qui s’inscrit reçoit quelques jours à l’avance le jeu complet de cartes, accompagné d’une page sur ce que fait BeLibre et sur les questions qui reviennent le plus souvent. La lecture prend dix minutes.
Néerlandophones, francophones et anglophones sont tous les bienvenus, et un mélange vaut mieux que n’importe quelle langue seule. Le public bruxellois change de langue en milieu de phrase.
# Le reste de la journée
Le programme est plus large que le cadre du hackerspace ne le laisse penser. Kai donne une introduction à OpenStreetMap et à la manière de commencer à cartographier son propre quartier. Luna parcourt avec Framasoft les outils libres pour s’organiser, collaborer et communiquer. AltF4 aborde les logiciels open source derrière la carte eID belge, l’un des exemples les plus clairs d’argent public produisant du code public dans ce pays. Alexander Engelhardt parlera d’une carte programmable qu’il a conçue lui-même. Si certaines conférences sont moins dans tes cordes, il y a le couloir où se tient BeLibre, pour discuter du plaisir et de l’intérêt du logiciel libre.
Les conférences se terminent par une séance show and tell : six interventions de dix minutes pour qui veut montrer quelque chose qu’il a fabriqué. Celles-là ne sont ni diffusées ni enregistrées.
# Mets-toi dans l’ambiance avec les conférences des éditions précédentes
Elles ont toutes été enregistrées et se trouvent sur les pages d’événement de HSBXL. Toutes en anglais, toutes accessibles sans préparation.
De l’édition 2025 :
- Digital Autonomy in Belgium par Jurgen Gaeremyn. L’analyse des enregistrements DNS publics qui a montré combien de communes belges confient leur courrier à des fournisseurs américains. C’est l’avant-goût le plus direct des conversations que tu auras au stand.
- Why we need Digital Sovereignty and where it comes from par Sebastian Raible. Ramène le débat sur la souveraineté aux révélations Snowden de 2013 et aux droits fondamentaux, plutôt qu’à la politique industrielle. Aucun contenu technique.
- A Taste of Open Data: Exploring the Open Food Facts Project par April Bilbrey. Une base de données alimentaire tenue par des bénévoles, reconnue par l’ONU comme bien public numérique. Un bon rappel que l’ouverture va bien au-delà du logiciel.
De l’édition 2024 :
- How to apply the free software or open source definition to an AI system par Ciarán. Pourquoi les systèmes d’IA n’entrent pas dans les définitions dont nous disposions déjà, quelles approches étaient sur la table, et ce qui découle de ce choix. Annoncée comme ne demandant aucune connaissance préalable, et c’est exact.
- FFglitch: when bugs become features par Ramiro Polla. Ce que fait cet homme, c’est du hacking de la manière la plus artistique qui soit : utiliser des bugs dans le code de rendu vidéo pour obtenir les plus beaux effets sur des flux vidéo. Même sans tout comprendre, la conférence est un plaisir à regarder.
# Pratique
Hackerspace Brussels, portes à 11h30. L’itinéraire se trouve sur hsbxl.be/enter.
Après les conférences, il y a un repas commun (probablement un barbecue), avec des options végétariennes et véganes, à 15 euros par personne.
En tant que bénévole, tu bénéficies d’une réduction. Si tu arrives tôt pour aider à monter le stand, le repas de midi est offert et il y aura de la pizza. Si tu as donné un coup de main et que tu restes pour le barbecue, tu paies 7 euros au lieu de 15. Notre budget couvre l’un des deux par personne, donc si tu es là du début à la fin de la journée, choisis le repas que nous prenons en charge et règle l’autre toi-même.
Il y aura aussi une diffusion en direct des conférences dont les orateurs acceptent d’être filmés. Le lien paraîtra le jour même sur la page de l’événement. Mais venir sur place vaut mieux : il est nettement plus difficile d’engager la conversation avec un flux vidéo.
# S’inscrire
Envoie un message à Jurgen sur Matrix via @jurgen_g:matrix.org, ou écris à jurgen@belibre.be. Précise quel créneau t’arrange et dans quelles langues tu es à l’aise. Tu ne seras à aucun moment seul au stand, et quand le planning le permet, nous plaçons une personne qui débute à côté de quelqu’un qui l’a déjà fait.